Qu'est-ce que le trouble de déficit de l’attention avec hyperactivité?
Le trouble de déficit de l’attention avec hyperactivité, ou TDAH, est un trouble de comportement. Les enfants qui présentent un TDAH :
- éprouvent de la difficulté à être attentifs,
- éprouvent de la difficulté à terminer leur travail,
- sont impulsifs et peuvent agir sans réfléchir,
- sont facilement distraits.
Ce sont là les symptômes fondamentaux de TDAH. Ils diffèrent pour chaque enfant. Règle générale, ces symptômes provoquent d’autres problèmes à l’école, dans les relations (avec les amis, la famille) et relativement à l’estime de soi.
Le traitement des TDAH peut exiger :
- une formation pour les parents,
- des stratégies pour modifier le comportement de votre enfant,
- des programmes d’éducation pour aider votre enfant à l’école,
- la prise de médicaments.
Les médicaments les plus utilisés dans le traitement des TDAH sont des stimulants. La Société canadienne de pédiatrie possède une fiche de renseignements sur leur fonctionnement.
Qu’en est-il des médecines parallèles?
Vous avez peut-être vu des publicités sur les médecines parallèles dans les magazines, Internet et les magasins. Selon ces publicités, ces traitements aideront à soigner le TDAH de votre enfant. Elles prétendent parfois que les médecines parallèles sont plus sûres ou plus efficaces que les médicaments.
Le problème des médecines parallèles, c’est qu’elles ne font pas l’objet des mêmes examens ou essais scientifiques que les médicaments utilisés par les médecins pour traiter les TDAH, comme le méthylphénidate (Ritalin [Novartis Pharmaceuticals Canada Inc., Dorval]).
Alors, comment les médecins prennent-ils des décisions sur les traitements à recommander? Les médecins lisent et examinent régulièrement les études scientifiques. Les études publiées dans les revues médicales doivent respecter certaines normes avant que les médecins les utilisent pour prendre des décisions.
Les affirmations des producteurs de médecines parallèles ne respectent pas ces normes, et rien ne garantit que les médecines parallèles soient plus sûres que les médicaments.
Que savons-nous des médecines parallèles?
Il existe certaines observations scientifiques sur les médecines parallèles, et la plupart indiquent que les parents devraient être prudents et bien informés avant d’essayer ces traitements. Bon nombre peuvent causer des effets secondaires, et certains peuvent être dangereux. Discutez avec votre médecin avant d’essayer une médecine parallèle pour soigner le TDAH de votre enfant.
Voici ce que nous savons au sujet des nombreux traitements qui ont été suggérés comme solutions de rechange aux médicaments :
- Le régime alimentaire : Les modifications au régime alimentaire pourraient aider un petit nombre d’enfants ayant des symptômes allergiques ou des migraines. Cependant, rien n’indique qu’un régime sans sucre ou sans additifs réduirait les symptômes de TDAH.
- Les suppléments vitaminiques : Si un enfant ne possède pas assez d’une certaine vitamine ou d’un certain minéral (comme le fer, le magnésium ou le zinc), des suppléments peuvent lui être utiles. Toutefois, discutez avec votre médecin de la quantité qui convient à votre enfant. Les mégavitamines peuvent endommager le foie.
- Les acides gras : Il n’a pas été démontré que les acides gras essentiels, comme l’huile de poisson et l’huile d’onagre, et les nootropiques (ou toniques mentaux), comme le déanol, aident les enfants présentant un TDAH.
- Les plantes médicinales : Les plantes médicinales peuvent contribuer à calmer un individu, et elles pourraient jouer un rôle dans la mémoire et la pensée. Cependant, comme les plantes médicinales ne sont pas réglementées, assurez-vous de vous informer auprès de votre pharmacien de la puissance (est-ce fort?), du caractère sûr et de la toxicité (est-ce que ce peut être nuisible?) des produits. La valériane, utilisée pour réduire les troubles du sommeil et l’anxiété, peut provoquer des maux de tête. Les cyanobactéries, ou algues bleues, peuvent entraîner des maux d’estomac, une faiblesse, des engourdissements et des fourmillements. Le ginko biloba, qui contribuerait à la fonction cérébrale, peut causer des maux de tête, des étourdissements, des palpitations, des maux d’estomac et des éruptions cutanées. Il ne devrait pas être utilisé chez les enfants ayant des troubles de coagulation. En 2002, Santé Canada a rappelé tous les produits renfermant du kava, parce qu’ils peuvent être responsables de problèmes de foie.
- Les antioxydants : Également désignés remèdes anti-âge, les antioxydants protègent les cellules nerveuses. Ils n’ont toutefois aucun effet direct sur le TDAH. Il n’existe aucune donnée pour démontrer l’efficacité du pycnogénol, et ce produit ne devrait pas être utilisé chez un enfant ayant des problèmes de coagulation. La mélatonine peut contribuer à réduire les troubles du sommeil, mais elle peut provoquer des maux de tête, de la lassitude, de l’irritabilité et de la somnolence. Elle peut aussi déclencher des convulsions et pourrait même freiner la puberté.
- L’homéopathie : L’homéopathie fait appel à une combinaison d’extraits végétaux, animaux ou minéraux. Aucune étude n’a démontré l’efficacité de l’homéopathie dans le traitement des TDAH. Elle devrait encore être considérée comme « expérimentale ».
- La rétroaction biologique : La rétroaction biologique (connue sous le mot anglais de biofeedback) est supposée aider les gens à contrôler leurs propres réactions. Elle exige un engagement énorme de toute la famille. Les études sur son efficacité ont été effectuées auprès de très petits groupes d’enfants et n’ont pas donné de résultats clairs. On la considère encore comme un traitement expérimental.
- L’hypnothérapie : L’hypnothérapie peut être utile contre certains symptômes de TDAH, comme les troubles du sommeil ou les tics.
- L’entraînement visuel, le traitement oculovestibulaire et la stimulation auditive : Rien n’appuie la validité de ces traitements.
Pour obtenir plus de renseignements au sujet du TDAH
Ces renseignements ne doivent pas remplacer les soins et les conseils médicaux de votre médecin. Ce dernier peut recommander des variations au traitement tenant compte de la situation et de l'état de votre enfant.