Le virus du papillome humain (VPH) est la principale infection transmise sexuellement au Canada.
Il existe de nombreux types différents de VPH. Certains virus touchent la région génitale des hommes et des femmes, y compris le pénis, la vulve (la région à l’extérieur du vagin) ou l’anus et les parois du vagin, le col de l’utérus ou le rectum.
La plupart des personnes atteintes d’une infection par le VPH ne savent pas qu’elles le sont parce qu’en général, l’infection ne cause aucuns symptômes. Le VPH est une cause importante de cancer du col de l’utérus chez les femmes. Le virus doit être présent pendant de nombreuses années avant de se transformer en cancer. Il peut également provoquer des condylomes (des verrues génitales), chez les hommes comme chez les femmes.
Un vaccin peut contribuer à protéger les filles contre divers type du VPH responsables du cancer et des condylomes. Au Canada, les filles de 9 à 13 ans devraient recevoir le vaccin.
L’utilisation du vaccin contre le VPH est approuvée chez les garçons au Canada. Informez-vous auprès de votre dispensateur de soins pour obtenir plus de renseignements.
Comment le VPH se répand-il?
L’infection par le VPH est transmise par les contacts sexuels, soit par les relations sexuelles, soit par les attouchements.
Le VPH est très courant. D’ordinaire, les personnes le contractent pendant les 5 années qui suivent le début des activités sexuelles. Jusqu’à 29 % des adolescents et des jeunes adultes de moins de 25 ans seront infectés par le VPH.
Qui devrait recevoir ce vaccin?
Les filles de 9 à 13 ans devraient recevoir ce vaccin. Pour qu’il soit le plus efficace possible, il faut l’administrer avant le début des activités sexuelles.
Les filles de 14 ans et plus peuvent aussi se faire vacciner. Si votre fille n’a pas reçu le vaccin dans le cadre du programme de vaccination scolaire, vous devrez peut-être payer pour qu’elle le reçoive.
Les filles ont besoin de 3 doses du vaccin pour être protégées. La deuxième dose est administrée 2 mois après la première, et la troisième, 6 mois après la première.
Le vaccin contre le VPH assure-t-il une protection contre toutes les infections transmises sexuellement?
Non. Le vaccin contre le VPH n’assure pas de protection contre les autres infections transmises sexuellement. De plus, il n’assure pas de protection contre tous les types de VPH.
Le vaccin ne fonctionne donc pas aussi bien si les filles ont déjà été infectées par les types du VPH qui se trouvent dans le vaccin.
Des pratiques sexuelles sans risque, comme l’utilisation du condom, réduiront le danger d’autres infections.
Toutes les personnes qui sont sexuellement actives, y compris celles qui ont reçu le vaccin contre le VPH, devraient subir un test Pap régulièrement afin de dépister le cancer du col de l’utérus.
Le vaccin contre le VPH est-il sécuritaire?
Il est très sécuritaire.
Comme avec tout vaccin, on peut remarquer une rougeur, une enflure ou une douleur à l’endroit de la piqûre, sur le bras ou la cuisse.
Qui ne devrait PAS recevoir le vaccin?
Une réaction allergique (de la difficulté à respirer, de l’urticaire ou une éruption) à une dose précédente du vaccin est la seule raison de ne pas recevoir le vaccin contre le VPH.
Il n’est pas nécessaire d’attendre avant d’administrer le vaccin en cas de rhume banal ou de fièvre.
Où peut-on obtenir le vaccin?
Parlez du vaccin à votre médecin. Le moment de son administration dépend de la province ou du territoire où vous habitez
Renseignements supplémentaires de la SCP :
- Le vaccin contre le VPH (virus du papillome humain) : Ce que les ados doivent savoir
- Le vaccin contre le virus du papillome humain pour les enfants et les adolescents, un document de principes de la Société canadienne de pédiatrie.
Autres ressources :
Pour obtenir de l’information complète sur la vaccination au Canada, lisez “(external_link)Les vaccins : Avoir la piqûre pour la santé de votre enfant”:https://librairie.cps.ca/stock/details/les-vaccins-avoir-la-piqure-pour-la-sante-de-votre-enfant-3e-edition.
Révisé par les comités suivants de la SCP
Comité des maladies infectieuses et d'immunisation
Mise à jour : septembre 2010





















