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Période de réflexion ou renforcement positif? Comment favoriser les bons comportements

Qu’est-ce que la période de réflexion?

La période de réflexion est un moyen de retirer votre enfant d’une situation lorsqu’il fait quelque chose d’inacceptable. Lorsque vous éloignez votre enfant d’un problème et le faites asseoir seul, calmement, vous contribuez à mettre un terme au comportement négatif, tel que frapper un camarade ou lui arracher un jouet, et vous modifiez la situation.

Comment puis-je expliquer la période de réflexion à mon jeune enfant?

Dès 2 ans, vous pouvez commencer à utiliser la période de réflexion comme mode de discipline auprès de votre enfant. Expliquez-lui ce qui se produira s’il se comporte mal en lui disant simplement : « Si tu fais quelque chose que tu ne dois pas faire et que tu n’arrêtes pas quand maman et papa te le demandent, tu devras aller en réflexion. » Pour l’aider à comprendre, montrez-lui ce qui se passera en vous servant d’un jouet de peluche ou d’une poupée.

Comment devrais-je utiliser la période de réflexion?

  • Lorsque votre enfant se comporte mal, avertissez-le avant de l’envoyer en réflexion. Évitez de crier ou de démontrer des émotions et assurez-vous que votre voix et votre visage transmettent le même message, de manière calme et affectueuse.
  • S’il maintient son comportement, envoyez-le à un endroit désigné et sécuritaire, comme une chaise, un corridor, un parc ou un coin calme.
  • Dites-lui brièvement ce qu’il a fait pour qu’il puisse relier son comportement à la période de réflexion. Une phrase simple suffit, comme « Maman a dit de ne pas frapper. »
  • Si l’enfant ne s’y rend pas lui-même, tenez-le par la main et portez-le comme s’il s’agissait d’un objet, et non comme si vous lui faisiez un câlin.
  • Soyez constant, mais flexible. Si votre enfant de 2 ans ne reste pas assis sans bouger pendant 2 minutes, vous pouvez vous asseoir avec lui ou limiter la période de réflexion à 1 minute.
  • Pendant la période de réflexion, assurez-vous que l’enfant ne puisse pas regarder la télévision ou interagir avec d’autres personnes, vous y compris. Ne négociez pas pendant que votre enfant est en réflexion. Ignorez-le, même s’il crie ou qu’il s’excuse.
  • Ne laissez jamais entendre à votre enfant et ne lui faites jamais ressentir que vous l’aimez moins parce que vous l’envoyez en réflexion.

Quelle devrait être la durée de la période de réflexion?

La période de réflexion devrait durer 1 minute par année d’âge de l’enfant. Ainsi, si votre enfant a 2 ans, la période de réflexion devrait durer 2 minutes, elle devrait durer 3 minutes si l’enfant a 3 ans, et ainsi de suite. La période de réflexion ne devrait pas durer plus de 5 minutes.

Utilisez un chronomètre. Placez-le à un endroit où l’enfant pourra le voir.

Si votre enfant se lève constamment de l’endroit désigné, prenez-le doucement et remettez-le à sa place, sans lui parler ou avoir de contact visuel avec lui. Lorsque vous le rassoyez, repartez le chronomètre à zéro. De cette façon, il apprendra que vous pensez ce que vous dites. Soyez constant.

Souvenez-vous toutefois que la période de réflexion vise à calmer votre enfant et à réorienter son attention, et non à le frustrer au point qu’il ne sache plus pourquoi il est là.

Comment la période de réflexion devrait-elle se terminer?

Établissez clairement que c’est vous qui décidez quand la période de réflexion se termine. À la fin de la période de réflexion, vous pouvez dire : « La période de réflexion est terminée. Tu peux te lever maintenant. » Vous pouvez alors lui répéter la règle (« On ne frappe pas »), mais n’en discutez pas davantage. S’il a fait mal à quelqu’un, demandez-lui de s’excuser, puis suggérez une nouvelle activité pour prendre un nouveau départ.

Si votre enfant reprend le comportement, recommencez le processus.

Qu’est-ce qu’un renforcement positif?

Un renforcement positif consiste à « prendre l’enfant en flagrant délit de bon comportement ». Il s’agit d’encourager un bon comportement par une interaction positive et à parler à votre enfant lorsqu’il se comporte mal.

Voici quelques exemples de la manière d’utiliser le renforcement positif :

  • Faites beaucoup de câlins et de compliments à votre enfant lorsqu’il fait quelque chose que vous aimez, surtout si c’est dans une circonstance qui l’amène parfois à aller en réflexion. Par exemple, si votre fille va en réflexion parce qu’elle a l’habitude de frapper sa sœur, félicitez-la d’être une bonne sœur si vous voyez qu’elle s’entend bien avec elle.
  • Changez d’activité ou encouragez votre enfant à passer du temps seul si vous constatez qu’une situation est sur le point de dégénérer.
  • Aidez votre enfant à apprendre à gérer ses émotions en lui faisant des câlins tout calmes et en l’aidant à parler de ses émotions. Enseignez-lui les mots dont il a besoin. Par exemple : « Es-tu en colère, triste, effrayé? »
  • Enseignez à votre enfant de nouveaux mots ou de nouveaux comportements pour l’aider à se sortir d’une situation qui pourrait devenir négative.
  • Parlez de différentes manières de faire face au même type de problème la fois suivante.

Renseignements supplémentaires de la SCP :

Vidéo recommandée

1-2-3 Magic: Training your children to do what you want (120 min.). Informez-vous à la bibliothèque municipale, téléphonez au 1-800-442-4453 ou consultez le site www.thomasphelan.com.


Révisé par :
Le comité de la santé mentale et des troubles du développement de la SCP
Comité consultatif de l’éducation publique de la SCP


Mise à jour : novembre 2011



 

Ces renseignements ne doivent pas remplacer les soins et les conseils médicaux de votre médecin. Ce dernier peut recommander des variations au traitement tenant compte de la situation et de l'état de votre enfant.

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